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rapport national BMR-Raisin 2010

 

 

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lucile
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MessagePosté le: Mar 20 Mar 2012 - 00:10    Sujet du message: rapport national BMR-Raisin 2010 Répondre en citant

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Surveillance des bactéries multi-résistantes dans les établissements de santé en France   
Réseau BMR RAISIN    
Résultats 2010   
 
Les BMR ont une place importante dans les infections nosocomiales en France.
Dans les dernières enquêtes nationales de prévalence, les SARM représentaient 30% des souches issues d’infection nosocomiales, les entérobactéries résistantes au céfotaxime représentaient 5%.
En raison de la fréquence élevée, de leur potentiel pathogène et de leur caractère commensal qui entraine un risque de diffusion, ainsi que de leurs mécanismes de résistance facilement transférable, les BMR cibles, de cette surveillance, sont les Staphylococcus résistant à la méticilline SARM et les entérobactéries productrices de Béta-lactamase à spectre élargi (BLSE)

Méthode
La surveillance des SARM et des BLSE est menée par les CCLINs (Centre de Coordination de lutte contre les infections nosocomiales), coordonnée au niveau national par l’institut de veille sanitaire (InVS).
Les indicateurs retenus au niveau national sont :
-          la densité d’incidence (DI) pour 1000 journées d’hospitalisation (JH) des malades ayant au moins un prélèvement à visée diagnostique positif à SARM ou BLSE
-        le taux d’attaque pour 100 patients hospitalisés en court séjour  (psychiatrie incluse) de patients ayant au moins un prélèvement à visée diagnostique positif à SARM ou BLSE

La période de l’enquête est de 3 mois consécutifs au cours du 1er semestre.
Critères d’inclusion : les souches de SARM et BLSE isolées des prélèvements à visée diagnostique dans la période d’enquête, chez les patients hospitalisés au moins 24h.
Critères d’exclusion :  les souches issues de prélèvements à visée écologique. Les souches des prélèvements de patients consultants (non hospitalisés) ou d’une durée d’hospitalisation inférieure à 24heures (HDJ, ambulatoire…). Les souches doublons (souches de même espèce et de même antibiotype).

Pour la première fois le réseau BMR-Raisin  propose une répartition géographique des densités d’incidence des infections à SARM et BLSE. L’analyse doit en être prudente car liée aux types d’établissements de santé, et liée aux types de patients présents dans chaque région.

Résultat BMR Raisin 2010

933 établissements de santé ont participé à cette enquête, dont 39% d’établissements publics. 17.9 millions de Journées d’Hospitalisation (JH) ont été totalisées durant 3 mois de recueil.
Les 368 établissements publics représentaient 71% des lits d’hospitalisation.

Staphyloccocus aureus résistant à la méticilline (SARM)
La densité d’incidence globale des SARM était de 0.40 pour 1000JH et variait selon les inter-régions de 0.30 (Ouest région où la proportion de JH en réanimation est la plus faible) à 0.49 (Paris nord hors APHP).
La densité d’incidence globale continue de diminuer progressivement, avec une diminution globale de -35% en 9ans, passant de 0.63 en 2002 à 0.40 en 2010. Cette diminution est perçue dans toutes les interrégions.

Résultats par secteurs de soins :
-         en court séjour (hors psychiatrie mais réanimation inclus) la densité d’incidence globale est de 0.52/1000JH
-          en réanimation la densité d’incidence globale est de 1.14/1000JH (2.52 en 2002, soit une diminution de -55%)
-          en SSR-SLD la densité d’incidence (DI) globale est de 0.27/1000JH

 Le taux d’attaque global de SARM en court séjour était de 0.28 pour 100 admissions (0.51 en 2002).

Entérobactéries productrices de bêta lactamase à spectre étendu (EBLSE)
La densité d’incidence globale des EBLSE était de 0.39 pour 1000 JH soit quasiment équivalente à celle des SARM. Elle variait selon les inter-régions de 0.23 (Ouest ) à 0.66 (Paris-Nord hors APHP).
On constate une augmentation de  +308% par rapport à 2002 où la DI globale était de 0.13 . Cette augmentation est constatée dans toutes les régions (sud-Est +200% ; Est +800%)

Résultats par secteurs de soins :
-   en court séjour (hors psychiatrie mais réanimation inclus) la densité d’incidence (DI) globale est de 0.52/1000JH
-          en réanimation la densité d’incidence globale est de 1.63/1000JH
-          en SSR-SLD la densité d’incidence (DI) globale est de 0.23/1000JH

 Distribution des espèces :  Escherichia coli est la première espèce isolée parmi les entérobactéries productrices  de BLSE.  Les pourcentages de distribution des espèces sont de 59.7% pour E.coli (18.5% en 2002), de 17.5% pour Klebsiella pneumoniae  et de 3.6% pour Enterobacter aerogenes

Analyse régionale : des différences régionales sont constatées, la densité d’incidence d’infections à EBLSE  est plus élevée dans 3 régions du Nord de la France , 4 régions frontalières Sud-est /Est du pays , la Corse et les DOM. Ces différences peuvent être liées au type d’établissement ou de patient dans ces régions , ou bien encore aux politiques régionales de prévention de la transmission croisée ou du bon usage des antibiotiques.

Le taux d’attaque des EBLSE en court séjour  est de 0.28 pour 100 admission (0.10 en 2002)
La densité d’incidences d’Escherichia coli est passée de 0.024 en 2002 à 0.23 en 2010 (+900%) Ceci fait craindre la diffusion de souches de E. coli BLSE dans la population générale en raison du caractère commensal ubiquitaire de cette espèce.

Discussion

Les résultats de la surveillance BMR-Raisin sont cohérents avec ceux du système européen de surveillance EARS-Net (European Antimicrobial Resistance Surveillance Network). Les données Ears-Net montrent une diminution du pourcentage de SARM chez S.aureus et une augmentation de E. coli et de K. pneumoniae résistants aux céphalosporines de 3e génération.
La densité d’incidence des SARM  a été retenue par le ministère chargé de la santé comme  l’un des indicateurs d’évaluation du programme national de prévention des infections nosocomiales 2009-2013 avec un objectif quantifié de résultats visant à diminuer cet indicateur de 25% sur la période 2008-2012. De 2008 à 2010  la diminution de l’incidence des SARM est estimée à 16% pour l’ensemble des participants au réseau BMR-Raisin.

L’impact de ce programme semble différent selon le type de BMR, les évolutions sont contrastées et plusieurs hypothèses sont émises. La diffusion des EBLSE est plus facile que celle des SARM compte tenu du réservoir beaucoup plus important (tube digestif vs peau et muqueuses pour le SARM) et du support génétique facilement transférables entre bactéries (éléments génétiques mobiles tels que transposon, plasmide).  Cette diffusion concerne  aujourd’hui en France non seulement les établissements de santé mais aussi la communauté et son contrôle nécessite d’agir sur de nombreux facteurs (pression de sélection des antibiotiques en ville, mesures d’hygiènes en communauté notamment lutte contre le péril fécal, rôle de l’alimentation, des effluents…).

Ce problème de santé publique fait l’objet de recommandations  par le Haut conseil de la santé publique (HCSP) « Recommandations relatives aux mesures à mettre en œuvre pour prévenir l’émergence des entérobactéries BLSE et lutter contre leur dissémination - Propositions rédigées dans l’optique de définir un programme national de prévention. Février 2010 » http://www.hcsp.fr/docspdf/avisrapports/hcspr20100202_enterobactBLSE.pdf

Sources :
http://www.cclinparisnord.org/BMR/BMR2010.pdf
http://www.cclin-france.fr/




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